Retour à Saint-Malo, confinement…

19 mars, 2020

Saint-Malo, le jeudi 19 mars.

Et voilà, retour au bercail, confinement.

Mardi matin, j’étais dans le Dingle, un massif qu’on peut qualifier de montagneux, comme une langue de terre qui s’avance dans l’atlantique. J’étais presque au bout, dans la petite ville de Dingle, que je n’ai même pas pu visiter, à cause du déluge permanent.

Mais aussi, le confinement est à peu près le même en Irlande et en France, et déjà, le pays donnait l’impression d’être mort!

J’ai traversé d’une traite le sud de l’Irlande, pour rejoindre Rosslare, d’où je devais embarquer pour Cherbourg. Personne sur les routes.

Embarquement à 21 heures… Je suis arrivé à Cherbourg sous un soleil printanier, un ciel uniformément bleu. Après ce que je venais de vivre en Irlande, c’était un peu surprenant.

Et puis, la route pour Saint-Malo, et me voilà enfermé chez moi.

Quitter l’Irlande dans ces conditions, c’était un peu triste, bien-sûr, mais tellement dérisoire à côté de l’énormité de la situation à laquelle nous sommes tous confrontés !

Ce n’est pas le moment de faire des projets, bien sûr.

Alors, on verra plus tard…

Fenit, puis Dingle, puis… c’est fini!

16 mars, 2020

Dingle, lundi, sous la pluie !

Hier, je parlais d’appeler l’ambassade. La nuit porte conseil, et ce matin, il n’en était plus question.

C’était à moi de prendre une décision, et il fallait que je la prenne !

Sitôt dit, sitôt fait. Avant même mon breakfast, j’ai acheté un billet, pour prendre le ferry à Rosslare, le 24 mars. J’en ai parlé aux enfants, presque fier de moi, fier d’avoir été « réactif », comme on dit.

Ils m’ont vite calmé, ou plutôt « réveillé ». Le Micron va parler dans le poste ce soir, et va annoncer des mesures encore plus radicales, paraît-il. Donc, il faut que je rentre au plus vite. Entre temps, j’avais appelé la compagnie maritime qui m’avait « rassuré ». « Jusqu’à présent, toutes les traversées sont maintenues ». Mais les consignes changent si vite que ce n’était pas du tout rassurant.

Finalement, je vais annuler mon billet, car, en fait, je pars demain soir de Rosslare et serai après-demain à Cherbourg.

Mais non, tout ça n’est absolument pas stressant !

Avec ça, je suis quand-même arrivé ce matin dans un endroit extraordinaire, la petite ville de Dingle, sur la presqu’ile du même nom, la plus au nord de toutes les presqu’iles du sud-ouest de l’Irlande.

Mais il pleut sans arrêt depuis cette nuit, et là, même avec le pépin, j’ai du mal à imaginer la moindre balade.

Donc, demain matin, en route vers le sud-est et Rosslare

Et en rentrant, je vais me confiner dans mon appart, à Saint-Malo. C’est pas mal non plus.

Dernières photos, Fenit puis Dingle :

 

https://1drv.ms/u/s!AocRslB_j-IagYlOYN0tGk0nf-uRNQ?e=FUbJTZ

 

Le virus et … l’Irlande…?

15 mars, 2020

Fenit (près de Tralee) dans le Kerry, dimanche soir.

Là, je vais devoir faire vite, je n’ai presque plus de jus dans la batterie de l’ordinateur (mauvaise gestion de ma part ; I’m sorry !).

Il se passe à peu près la même chose en Irlande et en France. Fermeture des écoles, de la plupart des commerces, des musées, des pubs, bien sûr.

Hier, j’étais à Tralee, juste au nord du Dingle, et tout étant fermé, je n’ai pu que tourner en rond sous la pluie (et sous mon parapluie, quand-même).

Aujourd’hui, j’ai quitté Tralee et je suis garé à une dizaine de kilomètres de là, sur la côte, à Fenit.

Paysage superbe, avec le Dingle en face de moi, certes. Mais je ne suis pas venu en Irlande que pour les paysages, même s’ils peuvent être très beaux.

Les fermetures sont officiellement annoncées pour jusqu’à la fin du mois.

Pas besoin d’être grand clerc pour supposer que ça va durer un peu plus.

Autrement dit, c’est le sens même de mon voyage qui est plus que remis en cause. Eviter les villes, ne plus rencontrer personne, ce n’est pas du tout comme ça que j’ai l’habitude de voyager.

Je suis dans le flou total. Que faire ?

Demain matin, je vais appeler l’ambassade d’Irlande à Paris. Peut-être pourront-ils m’éclairer.

A ce que j’ai entendu, l’Angleterre a une autre attitude vis-à-vis du virus. Les autorités, si j’ai bien compris, pensent qu’il vaut beaucoup mieux que le plus de gens soient contaminés afin qu’ils développent des anticorps.

Je ne suis pas très motivé, si je dois rentrer, à passer par l’Angleterre. Donc, dans cette hypothèse, je prendrais le ferry à Cork, direction Roscoff.

Mais jusqu’au 23 ou 24 mars, il n’y a pas de liaisons directes. Donc, attente !

Avec ça, y aura-t-il des bateaux, ou la fermeture du pays sera-t-elle complète ?

Autant de questions sans réponses, ce soir.

Cet après-midi, j’ai pris quelques photos, mais … pas ce soir.

Alors ?…

Kinsale, la pluie, et … le virus.

15 mars, 2020

Tralee, samedi 14 mars

 

Je viens de passer deux jours à Kinsale (pas très loin de Cork), et malgré la pluie quasi permanente, j’y ai passé de bons moments.

Hier matin, au lever, il y avait un petit crachin breton.

Pour nous, le crachin, ce n’est pas vraiment de la pluie ; on n’a même pas besoin de se protéger du crachin. Quand tu randonnes, le crachin ne peut que te faire du bien.

Bref, j’étais ravi. Mais j’ai quand-même pris le parapluie pour aller faire ma balade à la découverte de Kinsale. Bien m’en a pris, le déluge n’a pas tardé à se manifester.

Kinsale est une jolie petite ville, bâtie sur un estuaire encaissé qui évoque plus un fjord.

Deux énormes forts, qu’on dirait inspirés de Vauban protégeaient le port et dans l’ancien temps, une chaine était tendue la nuit, entre les deux forts, pour éviter les intrus, un peu comme La Rochelle, si je me souviens bien. Beaucoup de villes irlandaises sont de petites villes. Avec ses 2500 habitants, Kinsale fait presque figure de gros village, bâti sur les flancs des collines entourant l’estuaire du « fleuve » Bandon.

La ville est très jolie, avec son port très bien protégé et ses maisons très colorées.

En baguenaudant sous la pluie, je n’ai pas fait le compte des pubs. Je suis convaincu que, proportionnellement, il y en a autant qu’à Kilkenny. J’en ai quand-même repéré un qui annonçait de la musique pour la soirée.

Un musée, dans un petit château porte un curieux nom, « the french prison », à cause des prisonniers, des marins français, et aussi espagnols, qui étaient enfermés là par les anglais, et vivaient dans des conditions abominables, dit-on.

Le musée était fermé.

L’église aussi, était fermée. Etrange, dans ce pays si catholique, jusqu’à présent, j’ai surtout vu des églises anglicanes.

Grandes balades sous mon pépin.

A 19 heures, j’étais au pub, pour la musique.

C’était un chanteur, avec sa guitare. Pendant quelques minutes, j’ai été un peu déçu, mais le chanteur en question avait une très bonne voix et de belles chansons. Quand je lui ai dit que je connaissais Christy Moore et Andy Irvine (tous les deux ont chanté dans le groupe Planxty, entre autres), il s’est lâché et m’a montré qu’il connaissait très bien le répertoire de Christy Moore.

A un moment, un jeune buveur de bière est venu voir le chanteur et lui a demandé s’il pouvait le laisser chanter une chanson ou deux. Pas de problème, il l’a même accompagné à la guitare. Le jeune en question n’était pas vraiment un chanteur, mais il a quand-même « chanté » quelques chansons de Christy Moore, lui aussi, et avec tous ses copains il a mis de l’ambiance.

Puis le chanteur a repris les rênes.

A la fin de son concert, il a salué le « french friend » (c’était moi).

Enfin, une belle soirée. Là, j’ai bu de la Murphys, une excellente bière brune, plus légère que la Guiness.

Ce matin, au réveil, …. Il pleuvait. Ça a duré toute la journée, et cet après-midi, je suis arrivé, sous la pluie, à Tralee.

J’ai évité l’extrême sud-ouest parce que je compte bien visiter cette région magnifique en mai, avec Guillaume et Thibaud.

Arrivé à Tralee, je me suis garé, par hasard, en face du musée régional et de l’office de tourisme.

Les deux étaient fermés, et j’y ai appris que c’était une directive nationale, face au covid19. Tout est fermé jusque, au moins, la fin mars.

Je ne vais pas me plaindre, même si…

Mais je vais devoir me tourner plus vers les paysages !!!

Quelque chose me surprend, en Irlande. D’un côté, le gouvernement prend des mesures radicales, dans le genre de ce qui se passe en France, et de l’autre, il semble que les Irlandais n’aient rien changé à leur comportement. Ils se serrent la main, s’embrassent. Dans les pubs, ils se parlent fort et se postillonnent tant et plus à la figure. Dans les magasins, la promiscuité semble tout à fait habituelle et normale.

Comment cela va-t-il évoluer ? Oui, je sais, ma question n’est pas vraiment originale !

Mon voyage est certainement en train de changer de nature.

A voir…

Lien photos Kinsale :

https://1drv.ms/u/s!AocRslB_j-IagYkmoyOfxJTf8-mOsg?e=ygTgJb

 

3 Kilkenny, ses pubs, ses bières…

11 mars, 2020

Kilkenny, mercredi 11 mars.

Hier matin, j’ai quitté Glendalough.  Il faisait presque beau. Le soleil, un peu timide certes était bien là.

J’ai traversé la petite chaine des monts Wicklow, et avec le soleil, c’était magnifique.

J’ai pris un peu le chemin des écoliers, et en fin d’après-midi, je suis arrivé à Kilkenny.

Kilkenny, un nom bien connu en France, ou au moins en Bretagne, pour sa bière du même nom.

Kilkenny, une ville de neuf mille habitants compte cent pubs. C’est ballot, j’avais l’idée de me lancer dans une étude comparative, mais je n’aurais jamais le temps. Il m’en reste quatre-vingt-dix-neuf à tester, et je m’en vais demain matin. Ce sera donc pour une autre fois.

Mais les habitants ont largement la possibilité de se faire pardonner leurs excès. Il y a un certain nombre d’églises, à Kilkenny, dont au moins deux cathédrales et une abbaye qui semble plus ou moins en cours de restauration.

La ville a été bâtie, là aussi, autour d’un monastère fondé au VIème siècle par un autre saint local, le moine Saint Canice. Il avait bâti là une église remplacée au XIIIème par l’actuelle cathédrale (Saint-Canice, of course). Elle aussi a sa tour, comme celle de Glendalough, avec sa porte à trois mètres. J’avais fini par me décider à visiter la tour, un tube très étroit, quand j’ai appris qu’elle était fermée à cause du vent !

Ce matin, je suis allé visiter la ville, à vélo, par un presque beau temps, et après une grande balade à pied dans la ville, je suis rentré ce soir sous un … déluge. Apparemment, le mot anglais pour le déluge est facile à retenir : deluge ! On peut aussi dire flood, ça fait plus british, non ?

J’ai visité le château de Kilkenny, qui a appartenu à la même famille pendant six siècles, et, inhabitée depuis le début du XXème, a été vendu à l’état par ladite famille en 1967 pour la modique somme de 50 livres.

J’avais l’intention de retourner ce soir dans un pub pour y trouver de la musique, mais le temps est assez décourageant. Je me contenterai donc d’écouter Planxty en mangeant ma soupe !

Je ne sais pas encore où je vais demain, mais il me semble qu’il y a déjà longtemps que je n’ai pas vu la mer…

Alors…

Lien photos Kilkenny

https://1drv.ms/u/s!AocRslB_j-IagYkVcihVfGOtJDThNw?e=qyKN4e

 

Les monts Wicklow et Glendalough

9 mars, 2020

Glendalough, lundi 9 mars.

Ce matin, j’ai quitté Dublin (dirty new town !).

Oh, je ne suis pas allé très loin et me suis posé à Glendalough, dans les monts Wicklow.

Les monts Wicklow, j’ai vraiment l’impression d’être dans les monts d’Arrée.

Mêmes collines couvertes de fougères rousses, d’herbes blondes, de genêts, d’ajoncs, de bruyère. J’ai même cru voir passer un Korrigan se faufiler entre les ajoncs. Mais ça s’est passé très vite, et je n’en suis plus très sûr !

La différence avec les monts d’Arrée, c’est seulement l’altitude. Ici, le sommet culmine à neuf cents mètres, alors qu’en Bretagne, la montagne Saint-Michel n’arrive même pas à quatre cents mètres.

Cet endroit, Glendalough, a sa célébrité. Au VIème siècle, Kevin, un moine, s’est installé là, près du lac Upper (supérieur, puisqu’il y a à côté le lac Inférieur !), puis y a fondé un monastère qui a rayonné sur le catholicisme des Celtes pendant six siècles, jusqu’à ce que les Vikings puis les Anglais lui règlent son sort.

Depuis, la cathédrale s’est un peu effondrée, ainsi que le monastère et la chapelle dont il reste quelques vestiges.

Mais le cimetière reste d’actualité, un cimetière comme on en voit dans les films d’horreur anglais, avec ses pierres qui partent dans tous les sens. J’y ai vu des tombes relativement récentes.

J’allais oublier ! Kevin, le moine fondateur du monastère fut canonisé, probablement de manière très .. locale, comme nous en avons d’ailleurs pas mal en Bretagne), et la petite église Saint Kevin est toujours là, avec son toit de pierre intact.

Les moines avaient construit une tour ronde de trente mètres de haut. La porte d’entrée se situait à plus de trois mètres au-dessus du sol. En cas d’attaque, les moines se précipitaient à la tour et remontaient l’échelle. Ouf !!!

Cet après-midi, je me suis donc offert une belle petite randonnée, près de trois heures de marche, pour aller visiter tout ça.

C’était très beau. Evidemment, avec un rayon de soleil, ça aurait eu plus d’allure. Mais là, j’étais sous mon parapluie, et je n’avais pas intérêt à m’en éloigner, du parapluie, parce qu’il a plu toute la journée. Je peux même rajouter la soirée, vu ce qui tombe sur le camping-car, mais je suis à l’abri.

Après tout, il me suffisait de fermer les yeux pour voir les fougères, les herbes, les coulées de feuilles de chênes rouillées, mais aussi les ajoncs, les bruyères, les genêts, voir tout ça resplendir au soleil.

Le petit problème, c’est que l’appareil photo, lui, n’est pas capable de fermer l’œil et de voir le meilleur.

Alors, c’est à vous, qui allez peut-être regarder les photos, de faire le travail. Vous regardez intensément une photo qui vous plait (s’il y en a une, évidemment), puis vous fermez très vite les yeux. Et vous allez voir, vous la verrez, la lumière du soleil. Bon, évidemment, il faut y mettre un peu de bonne volonté, que diable !

La pluie. J’ai lu dans le Routard une très jolie citation de Sénèque, qui dit que « la vie, ce n’est pas attendre la fin de l’orage, mais apprendre à danser sous la pluie ». C’est sympa, non ? Mais il a dit pas mal de bonnes choses, cet homme-là. Ce qui est étrange, c’est qu’il a été conseiller de deux des empereurs les plus fous, les plus tarés de l’empire romain, Caligula et Néron !!

Bah, il a quand-même été contraint au suicide !!

Mais je m’éloigne. Pour le moment, il pleut des chiens et des chats, et moi, je suis bien au chaud.

Demain est un autre jour….

 

Lien photos de Glendalough

https://1drv.ms/u/s!AocRslB_j-IagYkHoqqwFbYuZeEYoA?e=mrYs40

 

Arrivée à Dublin, premières impressions

6 mars, 2020

Dublin, le 6 mars 2020

Depuis quelques mois, j’avais laissé dormir ce blog, après l’Italie, ses merveilles, et aussi sa canicule…

Me voilà donc reparti. Lundi deux mars, je prenais le ferry, à Saint-Malo. Le soir même, je me garais à Portsmouth. Le lendemain, je passais à Bournemouth, où j’allais saluer une amie malouine qui a profité du Brexit pour s’expatrier en … Angleterre.

De là, j’ai rejoint Holyhead où j’ai embarqué, cet après-midi, pour Dublin.

A Bournemouth, comme à Holyhead, et comme ce soir à Dublin, j’ai garé ma Carapace face à la mer à quelques mètres de la plage. Ça devient une habitude !

Premières impressions.

D’abord, en Angleterre (comme au Pays de Galles, d’ailleurs), j’ai vraiment réalisé que j’ai plus de mal avec l’anglais qu’avec les autres langues étudiées. Je peux parler en anglais, écrire (un peu) en anglais, lire (un peu aussi) en anglais, mais quand un anglais me parle, je panique, j’ai d’abord le sentiment de ne rien comprendre. Le sentiment aussi, qui reste à vérifier, que les Anglais ne font aucun effort pour se faire comprendre.

Qu’en sera-t-il en Irlande ? On verra bien !

Pendant les huit mois en Asie, j’ai voyagé « en anglais », mais avec des gens qui, pour la plupart d’entre eux, n’étaient PAS Anglais. Et là, je comprenais beaucoup mieux !!!

Autre impression.

Dublin !

Le Guide du Routard, édition 2019, prévient. Avec l’Europe, et l’euro (!), Dublin s’est beaucoup transformée, modernisée. Certes. Mais il semble que depuis la parution du guide, la construction a redoublé. Les immeubles ultramodernes sont partout, de même que les grues, et les rares immeubles d’« avant », en briques rouge foncé, semblent très tristes.

J’irai certainement y faire un tour demain, à vélo, mais je n’y resterai pas longtemps, sûr !

Bien sûr, la nuit porte conseil.

Alors, on verra demain.

Voyage en Irlande, arrivée à Dublin

6 mars, 2020

Retour en France, Lyon, surprises…

7 juillet, 2019

Lyon, dimanche 7 juillet.

Le bout du voyage approche.

Après deux jours passés chez Laurent et Anaïs, j’ai pris la route pour Lyon, où habitent Stéphane (mon aîné) et Daniella.

Il était inimaginable de trouver à me garer dans le centre de Lyon.

J’ai donc trouvé un parking un peu excentré, et ai rejoint le centre à vélo.

Là aussi, retrouvailles…

Hier matin, je suis allé faire un tour au parking !

Avant mon départ, on m’avait un peu stressé.

« Méfie-toi, les Italiens n’aiment pas les Français, et puis, ce sont des voleurs, à moitié mafieux, ils vont bien, au moins, te voler ton vélo, et peut-être, même, dévaliser ton camping-car. Avec eux, tout est possible ! ».

Et pourtant, tout s’est merveilleusement passé. Tous les Italiens à qui j’ai eu à faire ont été très gentils, voire très serviables avec moi. J’ai ramené en France mon camping-car intact, et le vélo bien accroché derrière.

Hier, en arrivant au parking, j’ai eu la surprise de constater que mon camping-car avait été visité !

La portière latérale de la cellule a été forcée.

Arrivé là-dedans, j’ai trouvé un foutoir indescriptible. Les placards ont été fouillés, mes sacs de vêtements retournés, en tas au sol, un peu tout sans dessus-dessous !

J’ai remis un peu d’ordre là-dedans, et j’ai constaté, finalement, que mon visiteur n‘avait pas été très exigeant. Il a emporté mon matelas, le duvet (mais pas les draps), une bouteille de propane vide (!), et c’est tout.

Bien sûr, j’avais emporté mon ordinateur et mon appareil photo. Mais il restait des tas de choses dot il aurait pu imaginer tirer quelque petit profit.

Donc, à part la bouteille de gaz, son larcin va peut-être lui permettre de mieux dormir (encore qu’avec la canicule, le duvet, ce sera pour un peu plus tard !).

En fait, le problème, c’est la portière, un peu bouzillée. Vu l’âge de l’engin, la réparation risque d’être un gros bricolage.

Demain matin, je reprends la route.

Lorsque j’étais sur le chemin, entre Bort-les-Orgues et Argentat, un jour, je me suis perdu. Le tracé du chemin avait été modifié après la parution du guide, et je me suis retrouvé en pleine errance dans une sorte de cul de sac.

Me voyant à la peine, une dame habitant là m’avait offert de me rafraichir, puis de partager son repas.

C’est à cette dame, Dominique, que je vais rendre visite, demain ou après-demain, avant de poursuivre ma route vers l’ouest.

Evidemment, je n’ai pas pris de photos de ma Carapace abimée !

A suivre, donc…

 

 

Retour, en Provence…

4 juillet, 2019

Le Pöet-Célard, mercredi 3 juillet.

Depuis Crémone, j’ai fait un peu de route !

Avant-hier soir, j’ai dormi à Savona, dans la région de Gènes.

Là, j’ai fait mes calculs. Laurent (mon cadet) et Anaïs ne sont disponibles que jusqu’à jeudi soir.

Aller de Savona à la Drôme dans la journée, avec le camping-car et avec, aussi, ce cagnard persistant, ça risquait d’être un peu difficile.

Soit je renonçais à passer les voir, soit… Je roulais beaucoup.

J’ai beaucoup roulé. Hier soir, vers vingt-et-une heures, j’étais à Orange.

J’ai trouvé un parking tranquille à Caderousse, un village provençal.

Va pour Caderousse ! Arrivé là, je me suis garé sous un gros platane.

La chaleur était encore telle que j’ai eu envie d’aller faire un tour dans le village.

J’ai d’abord été surpris de voir, dans l’éclairage nocturne, quelque chose qui ressemblait à de gros remparts. Puis, chemin faisant, je tombe sur une petite église « de rien du tout », et je vois le panneau « Monument Historique ».

Je suis rentré me coucher, décidé à en savoir plus après une bonne nuit.

Ce matin, vers six heures-trente, le tracteur municipal et les débroussailleuses m’on fait comprendre que j’avais assez dormi.

Bon !

Je suis allé revoir cette fameuse petite église qui était ouverte. Le temps de relire le panneau, j’entends le bruit de la serrure qui se referme de l’intérieur. Je me précipite pendant que le « verrouilleur » était toujours là, et j’essaie d’ouvrir ;

Comme je l’avais espéré, la porte se rouvre, et un jeune homme de mon âge me demande si je veux visiter. Je lui raconte mon baratin. Mon intérêt à dû l’intéresser, et à son tour, il me raconte qu’il est en train d’écrire un document sur cette église.

Un érudit local. Questions, réponses, questions, réponses. Finalement, il me propose de me faire faire la visite commentée. Il m’a donc raconté l’histoire de l’église, du village, et de la digue.

Nous avons passé là un très bon moment.

Comme un dernier clin d’œil à l’Italie, je suis allé faire un tour à Vaison la Romaine. Le village médiéval est perché sur son rocher. Je suis monté y faire une visite, mais la chaleur était accablante.

En début d’après-midi, j’arrivais au Poët-Célard.

Repos !

Photos, en provence…

https://1drv.ms/u/s!AocRslB_j-IagYZ2YArlKclJL52KGg?e=6SQnXm

 

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