Kalimantan, nouvelle découverte, et…

7 décembre, 2017

Banjarmasin, samedi 2 décembre

 

Comme prévu, hier après-midi, je suis allé en pirogue à motogodille, visiter les canaux et les quartiers construits sur pilotis.

J’ai entendu dire, ça et là, que Banjarmasin serait la Venise de Kalimantan.

Voilà une comparaison pour le moins abusive, mais il est vrai que Banjarmasin se trouve aux confluents de plusieurs rivières, et que des canaux, qu’on me dit naturels, relient tout ça en un labyrinthe assez inextricable.

Ces canaux sont envahis pas des maisons construites sur pilotis.

Le quartier est énorme, et la première impression, lorsqu’on arrive là en pirogue, c’est de se trouver face à une grande misère. Beaucoup de maisons semblent s’effondrer un peu sur leurs pilotis, mais très vite, on s’aperçoit que beaucoup d’entre elles sont vides.

Comme le Mékong ou l’Irrawaddy, ces cours d’eau sont les lieux d’une vie très intense et très surprenante. Le quartier est très vivant, les enfants jouent dans l’eau, pendant que les parents, soit s’y lavent, soit y font la lessive, ou la vaisselle. Certaines maisons sont en bon était, d’autres même neuves ou en construction, mais dans l’ensemble, il s’en dégage quand même ce sentiment de pauvreté, et beaucoup de maisons, habitées celles-là, ne semblent pas très solides sur leurs pilotis.

Tout le monde semble faire bon ménage avec les rats et les ragondins, et les «toilettes» se limitent à un cabanon, au bout d’un petit ponton, équipé d’un trou dans le plancher.

Mais là, comme partout en Indonésie, les gens te saluent joyeusement au passage, les gamins viennent la nage te serrer la main.

Mais quelle est la réalité de leur vie, derrière cette belle image ? J’ai quand-même eu le temps de voir deux ou trois gamins de huit ou neuf ans me regarder méchamment en faisant ostensiblement le «doigt d’honneur».

Impression mitigée, donc.

Ce matin, debout à quatre heures. A cinq heures, avec le même guide, j’embarquais sur une autre pirogue. Cette fois, il s’agissait d’aller voir le marché flottant, comme j’en avais vus au Cambodge et aussi en Birmanie.

Le jour s’est levé progressivement sur le fleuve où, au départ, nous ne voyions que de vagues silhouettes de maisons, là aussi sur pilotis, et le fanal de quelques pirogues que nous croisions furtivement dans la nuit. Après une heure et demie de route, nous sommes arrivés au marché flottant.

Des centaines de petites pirogues, couvertes de fruits, de légumes, circulent dans tous les sens, en quasi-totalité menées par des femmes, à la pagaie. Elles se croisent, s’accrochent à l’autre pirogue, discutent une minute, puis tu vois un régime de bananes changer de pirogue, pendant qu’un billet fait le chemin inverse. J’y ai acheté une tasse de thé, et des bananes, des petites bananes, pas plus de cinq centimètres de long, délicieuses.

D’après mon guide, les ventes sur ce marché sont «libres» de taxes. Donc, beaucoup de femmes viennent acheter là, où c’est le moins cher, pour aller revendre sur les marchés en ville.

Le marché se déplace, au gré du courant, et bien sûr, de la marée, l’océan n’étant qu’à dix kilomètres de là.

Vers neuf heures et demie, le marché se termine, chacune retourne à ses occupations, et reviendra demain, et tous les jours.

A propos de marché, depuis que je suis arrivé à Banjarmasin, chaque après-midi, vers 17 heures, ma rue ainsi que la plupart des rues avoisinantes, est envahie par des stands, et là, s’installe un marché où les pauvres viennent espérer trouver leur nécessaire à tout petit prix. Tout est remballé vers 22 heures. Et cela recommence tous les jours. Là aussi, on peut imaginer une économie «parallèle».

On y trouve aussi des petits warung démontables qui font de la bonne cuisine locale.

 

 

A présent, est venu le moment de raconter le plus… dérisoire, le plus désespérant, le plus absurde, de mon voyage.

Dés mon arrivée à mon hôtel, à Banjarmasin, mon ordinateur (oui, oui, le nouveau!), m’a posé un problème. Il a refusé le mot de passe de la wifi de l’hôtel, alors que mon téléphone, lui, l’a très bien accepté.

J’en ai parlé à Kiki, mon maître en informatique, qui, en désespoir de cause, m’a finalement suggéré de faire une restauration du système. Cette procédure m’a bien servi dans d’autres circonstances, en voyage.

Mais, avec windows 10, les choses ont changé de nature. Cette restauration, que je pourrais plutôt assimiler à un sabotage, a supprimé de l’ordinateur la plupart des logiciels que j’avais installés à l’achat de l’engin, en Australie, et évidemment, en les téléchargeant.

Mais le problème était toujours là, toujours ce refus du mot de passe, et donc, bien sûr, de l’accès internet.

Donc, je n’ai plus de logiciels, (j’ai quand-même pu réinstaller l’Open Office dont j’avais gardé le dossier d’installation), je n’ai plus d’antivirus, plus de banque, plus rien, quoi ! En gros, mon ordinateur se résume à une machine à écrire (il faut voir le bon côté des choses : ça m’évite d’écrire au stylo et de recopier ensuite!).

Il me restait mon téléphone, au moins, et hier, j’ai imaginé ce qui pourrait se passer si je ne l’avais pas…

Ce matin, vers huit heures, sur le bateau, j’ai regardé MAPS.ME, histoire de voir sur quelle rivière je me trouvais. Impeccable.

Rentré à l’hôtel, vers dix heures, j’ai voulu voir si j’avais des messages.

Mon téléphone avait rendu l’âme !

Comment ? Pourquoi ?

Mystère !!! L’écran, depuis, est resté désespérément noir !

Je n’ai plus aucun moyen de communiquer avec qui que ce soit, plus moyen d’acheter un billet d’avion, de «gérer» ma banque, etc…

Parfois, il me semble qu’il est permis de s’interroger sur ce que c’est que la Poisse, sur son pourquoi, sur son comment ! C’est une bonne et ancienne copine à moi, mais je la trouve un peu trop … fidèle.

A Banda Aceh, la banque m’a mangé ma carte. Heureusement, j’en avais une deuxième.

Puis mon ordinateur m’a lâché. J’en ai acheté un autre.

J’allais même oublier mes lunettes parties dans le torrent !

Mon téléphone me lâche à son tour. Je peux en acheter un autre, pourquoi pas ?

Mais toutes les information qui s’y trouvent, je ne les retrouverai pas !

Alors ?

Alors Basta !!!

 

Basta. Ça signifie que là, j’en ai assez. Je devais rentrer fin janvier, j’avais même acheté mon billet de retour qui n’a plus de raison d’être.

Ce matin, lundi, je viens d’en acheter un autre, et demain soir, je prends l’avion pour Paris.

Et quand vous lirez cette page, je serai à Saint-Malo, puisque je n’ai aucun moyen de l’envoyer avant.

Lien photos Banjarmasin :

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  Et non, pas tout-à-fait, encore un peu d’Australie !

7 décembre, 2017

Banjarmasin, Kalimantan, le 1er décembre

 

Et non, pas tout-à-fait !

Aujourd’hui, premier décembre, après quatre avions et quelques heures, je suis à Banjarmasin. J’y a retrouvé la chaleur, la grosse, la vraie, celle qui te trempe le tee-shirt dès que tu mets le nez dehors, et qui te conduit sous le « mandi » à la moindre occasion. Le mandi en question, ce n’est pas la douche, c’est la lessiveuse équipée d’une casserole, et avec cette chaleur, c’est un vrai bonheur de se jeter des casseroles d’eau froide sur le corps !

 

Mais avant de prendre l’avion, à Perth, j’ai passé la dernière journée, avec les enfants, à Fremantel.

Fremantel, banlieue et port de Perth. Moi, les ports, ça me va !

C’était notre dernier jour de vacances. Alexandre et Aude reprennent le boulot aujourd’hui. Nous en avons profité et avons visité deux musées . Le premier était le musée des épaves de naufrages, dont la vedette était sans conteste la Batavia, bateau hollandais coulé près des côtes australiennes au 17ème siècle, et dont les Hollandais ont construit une réplique, il y a une vingtaine d’années.

Très beaux restes retrouvés, très belles maquettes.

Quant au second, c’était le musée de la marine qui proposait une exposition consacrée à Pompéi et à l’explosion du Vésuve.

Deux musées consacrés à la marine et à l’archéologie, ça a été une dernière journée magnifique.

Et puis, le soir, après dîner, en route pour l’aéroport.

Émotion, séparation, embarquement.

Je n’aime pas bien ces moments

Mais très vite, tu es pris par les formalités, tampons sur le passeport, enregistrement, embarquement, et, déjà, tu es dans l’après…

J’avais , par erreur, pris mon billet pour Banjarmasin, pour le 1er décembre. A l’aéroport de Jakarta, j’ai pu le changer sans trop de difficultés, ce qui m’a évité une nuit dans la « ville-monstre ».

 

A Banjarmasin, je me trouve dans une grande ville. Environ un million et demi d’habitants ; mais je me suis retrouvé en Indonésie, les gens, même dans la grande ville, vivent leur vie de quartier, comme si c’était leur village. Hier soir, la rue, devant chez moi, était transformée en marché de nuit, avec ses petits warung où tu peux manger tes mie goreng en bavardant avec les gens qui te demandent d’où tu viens, comment tu as appris leur langue, comment tu voyage, si tu as des enfants, combien, etc…

D’un seul cou, je me suis retrouvé dans « mon » voyage.

Tout à l’heure, je vais aller faire un tour sur le fleuve, et demain matin, à cinq heures, je serai au marché flottant.

Mais demain, c’est … demain.

Alors…

Adieu l’Australie, au revoir Alexandre et Aude.

7 décembre, 2017

 

Pinjarra, le 28 novembre.

 

 

Pinjarra, un village qui ne doit pas trop se trouver sur les cartes d’Australie.

Nous y sommes au camping, pour ma dernière nuit dans ce pays. Demain soir, je prends l’avion, à Perth, à quatre-vingt kilomètres d’ici, et jeudi matin, je serai à Jakarta, d’où je repartirai pour Banjarmasin, à Kalimantan, partie indonésienne de Bornéo. Je ne sais absolument pas combien de temps je passerai à Kalimantan, mais ce n’est pas un problème !

Mais revenons d’abord à l’Australie et à ce mois passé en compagnie d’Alexandre et Aude.

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, Alexandre est mon « petit dernier », et Aude, sa compagne.

Les retrouver ici, en Australie, pendant leur voyage et le mien, ça a été très fort en émotions.

Il faut imaginer le trajet de Melbourne à Perth. Avec les petites escapades de ci, de là, ça fait à peu près quatre mille kilomètres, dont deux mille, rien que pour la traversée du Nullarbor, le désert du sud.

Le van a magnifiquement rempli sa double fonction, véhicule presque tout-terrain le jour, logement la nuit. J’ai dormi les premières nuits sous la tente, mais très vite, les enfants m’ont proposé de me céder la place dans le van.

Donc, sur le plan relationnel, ce séjour d’un mois a été excellent. Nous avons passé de très bons moments. Ça a été un peu sportif. Par moments, nous oubliions que j’ai quand-même soixante-dix ans, et faisions un peu les casse-cou. Mais l’essentiel, c’est que tout s’est bien passé, et je retourne en Indonésie en meilleur état que quand j’y suis arrivé, puisque je n’ai pour ainsi dire plus de traces de l’accident de moto qui avait précédé mon départ.

Donc, tout va pour le mieux.

L’Australie.

Je l’ai déjà évoquée. Je ne peux pas dire que j’aie eu le coup de foudre pour ce pays. Je n’ai pas aimé les villes, pas plus que leur architecture. Elles n’ont pas d’histoire, pas de monuments.

Ce que j’ai le plus apprécié, finalement, c’est la nature, quand l’homme n’a pas réussi à la dévaster. Il y a d’énormes étendues de territoire sauvage, des déserts, des forêts d’eucalyptus. L’eucalyptus est l’arbre roi, en Australie. Sous toutes ses variétés, neuf arbres sur dix sont des eucalyptus.

Les plages, aussi, sont extraordinaires.

La faune, aussi, est extrêmement intéressante. Curieusement, la plupart des mammifères sont des marsupiaux. Kangourou, bien sûr, mais aussi koala, opossum, wombat, et d’autres que je n’ai pas eu l’occasion de voir. Les oiseaux, aussi, l’émeu, bien entendu, mais toutes sortes de perroquets, de perruches, de corbeaux blancs et noirs, et tant d’autres. Bien sûr, ne pas oublier les requins et les crocodiles qui infestent un grand nombre de plages !

Mais la faune, c’est aussi les mouches, souvent insupportables, les taons, les moustiques, les grosses fourmis « méchantes ». Pas plus tard que ce matin, une fourmi m’a mordu, et son venin est une vraie saleté.

Hier, nous avons visité un site étrange et typiquement australien, dans un village, ce lieu s’appelle « Gnomesville ».

Dans les années 90, une habitante du village avait un nain, peut-être de jardin, qu’elle a eu l’idée de déposer au pied d’un arbre. Puis un voisin a, semble-t-il, fait la même chose. Et ça a été le point de départ d’une réaction aussi étrange qu’énorme des Australiens.

On dirait que tout le monde a été saisi par ces deux nains, là, et aujourd’hui, presque trente ans plus tard, il y a là des milliers, peut-être des dizaines de milliers de nains, en plastique, en verre, en porcelaine, et ce lieu est devenu « Gnomesville » !

Voilà. Il y aurait sûrement d’autres choses à dire, les troupeaux gigantesques de vaches et de moutons, les champs immenses, le matériel agricole énorme ; Enfin, la démesure….

 

 

 

 

 

Lien photos Bunbury

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Koukaboura rit dans l’eucalyptus…

24 novembre, 2017

Quelque part en forêt, le 22 novembre

Koukaboura rit dans l’eucalyptus…

Voilà une chanson que nous chantions, ou faisions chanter, en canon, il y a cinquante ou soixante ans.

Je me souviens m’être demandé, tout gamin, qui pouvait bien être ce Koukaboura.

Eh bien, j’ai la réponse.

Hier, après un bain en «piscine» suivi d’une douche froide (il était temps), nous avons repris la route, à Pemberton, en direction de Manjimup, un peu plus au nord. Et là, en pleine forêt, d’eucalyptus bien sûr, nous avons retrouvé un free camp qu’Alexandre et Aude avaient déjà squatté dans les premiers temps de leur aventure.

 

Un coin de paradis, tout simplement. La même chose qu’hier, mais en mieux, en beaucoup mieux.

La clairière, la rivière à côté, la tranquillité absolue, presque pas de mouches (mais ça, il faut le dire très vite!), des vraies toilettes, et en plus, une table et un foyer pour faire du feu.

Le free camp. Je crois l’avoir déjà évoqué. C’est une sorte de camping plus ou moins rudimentaire et gratuit, laissé à disposition des voyageurs.

Nous en avons eu de toutes sortes, mais là, c’est carrément Byzance !

Nous avions prévu le coup, et avons préparé un excellent repas, et grillé une viande qui n’avait rien à envier au bœuf argentin.

Donc, partout, tout autour de la clairière, la forêt, les eucalyptus, et dans les eucalyptus, on entend les … koukabouras qui rigolent bruyamment.

Apparemment, le koukaboura est une sorte de martin-pêcheur.

Pendant que j’écris, ça y est ; les mouches débarquent. Et là, même pacifiste, on se prend à rêver de massacre, d’extermination massive; les jurons les plus imagés fusent de partout, puis on se badigeonne de répulsif, en espérant…

Malgré les bestioles, nous sommes tellement bien ici que nous avons décidé d’y passer la journée, et de ne repartir que demain. Le voyage, la liberté, ça ressemble à ça, non ?

 

Lien photosPemberton Manjimup :

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Ben non, y a personne !

24 novembre, 2017

Pemberton, lundi 20 novembre.

 

 

Le temps passe vite, et il est bien occupé.

 

J’ai l’impression que la dernière balade un peu sportive est déjà loin.

Il arrive à Alexandre et Aude d’aller à la pêche, au bord de la mer, et de nous régaler de poisson frais. Mais en règle générale, Alexandre nous régale tous les soirs, avec les moyens du bord.

Hier, les enfants m’ont fait découvrir, sur la côte, une région qui fait étrangement penser à la côte de Granite Rose. Des blocs de granite, énormes, posés là, donnant parfois l’impression, (fausse!), d’être instables. La seule différence est que le granite n’était pas rose !

Nous y avons pris un bon bain, peut-être le dernier car depuis, nous avons quitté la côte, et sommes partis vers le nord, direction Pemberton, un village de 750 habitants très bien situé, entre des parcs nationaux, au cœur d’immenses forêts d’eucalyptus. Sur la carte, Pemberton est à 34°26 sud, et 116°02 est.

Il existe cinq ou six variétés d’eucalyptus, nous en avons appris un peu plus en visitant les parcs. Hier, nous sommes allés voir la «vallée des Géants», les géants étant tout simplement des eucalyptus multicentenaires qui peuvent avoir largement plus de soixante mètres de hauteur.Depuis quelques jours, je me disais que j’aimerais bien rapporter un morceau de bois d’eucalyptus, comme j’avais rapporté d’autres bois d’Afrique ou d’Asie. Mais on ne voit pas d’artisans, en Australie.

Et hier, tout simplement, en allant au bureau d’information d’un petit patelin, nous sommes tombés sur un atelier de tournage du bois. C’était dimanche, et les tourneurs amateurs étaient en plein travail. Nous sommes entrés. J’ai admiré pendant un moment le travail d’un tourneur, puis ai discuté un peu avec lui. J’ai fini par lui dire que j’aimerais bien acheter un bloc pour le tourner en France. Sa réponse a été très claire : « Je ne vais pas vous en vendre, mais je vais vous en donner un ». Il m’a emmené à la réserve, et là, m’a choisi le plus beau morceau qu’il ait pu trouver.

Heureusement que mon sac à dos n’était pas plein, au départ, parce qu’entre le sable et le bois, il va prendre quelques kilos !

Toujours l’eucalyptus. Ce matin, nous avons vu un eucalyptus géant, équipé de barrots, montant en spirale jusqu’en haut, à soixante cinq mètres. Nous sommes montés là haut, tous les trois. Impressionnant !

Arrivés en haut, nous dominions la canopée, un spectacle magnifique. Mais il a bien fallu redescendre..

Cet après-midi, la pluie nous a contraints à chercher un campement plus tôt que prévu, et à l’heure où j’écris, le van et la tente sont posés en plein cœur de la forêt, dans une clairière au bord de la rivière. Et au dessus de moi, un géant veille sur nous.

Et demain ?

Mais demain est un autre jour, non ?

Alors…

 

Lien photos Porongurup :

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Eho, y a quelqu’un ?

18 novembre, 2017

Albany, vendredi 17 novembre

Eho, y a quelqu’un ?

 

 

L’Australie. Voilà un pays étonnant. Ici, il n’y a pas beaucoup de « créations » humaines à admirer.

En tant qu’Australie, ce pays n’a que deux siècles d’histoire.

La colonisation a exterminé environ quatre vingt-dix pour cent des Aborigènes, installés là, eux, depuis quelques dizaines de milliers d’années.

Mais, quand-même, en 2008, le premier ministre leur a présenté ses excuses, et peu de temps auparavant, un référendum les avait reconnus comme citoyens australiens…

Non contents d’exterminer un peuple, ils ont aussi bouleversé les écosystèmes en introduisant des plantes et des animaux qui, en plus de la déforestation massive, ont tout désorganisé. L’irrigation massive, elle aussi, dans certains endroits, a fait remonter le sel qui est en train de polluer toutes les nappes phréatiques.

Ici, on a un peu l’impression d’être en Amérique. Les champs sont immenses, le matériel agricole est gigantesque. Les roues d’un tracteur ont deux mètres de diamètre.

 

Hier matin, un paysan est venu nous voir. Il n’était même pas sept heures du matin. Alexandre et Aude dormaient. Il a commencé à me raconter qu’il cherchait des jeunes pour travailler dans sa ferme, et il préférait les Français. Il avait un troupeau de… 7500 moutons ! En attendant le réveil des enfans, il s’est mis à me raconter un peu sa vie. Son père avait fait la guerre (39-45), au côté des Français, avait navigué sur un bateau de guerre, le « Quiberon ». Donc, son chien s’appelle Quiberon, et il aime bien les Français.

Les villes australiennes sont étranges. On dirait qu’elles n’ont quasiment pas de centre, mais des quartiers très espacés. On n’y voit pas grand-chose d’intéressant, et l’architecture australienne ne semble pas extraordinaire !

Donc, ce qui reste à admirer, dans ce que j’ai vu de l’Australie jusqu’à présent, c’est la nature. Et là, il y a de quoi faire !

Il y a deux jours, pas loin d’Albany, toujours sur la côte sud, nous avons fait une balade en montagne. J’ai bien cru que mes jeunes avaient décidé de se débarrasser de moi ! Nous devions grimper sur un sommet qui se trouvait à peu près à 1200 à mètres. Le sentier était rude, la pente assez sévère. Mais arrivés à 800 mètres, peut-être, nous nous sommes trouvés à grimper dans une sorte de coulée de pierres, de rochers, que nous avons escaladée.

Nous sous sommes arrêtés, peut-être à 200 mètres du sommet. La descente, elle aussi, était assez … sportive.

Mais la nature, ici, a aussi toutes sortes de charmes. On y est envahi par les mouches, (envahi… un euphémisme), on y est dévoré par les taons et les moustiques…

…………………………………

Samedi. Aujourd’hui, nouvelle balade un peu sportive.

Là, je suis un peu fatigué.

On verra lors de la prochaine connexion. Ah, l’Australie…

 

Lien photos Espérance Albany

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Lien photos fleurs de la jungle australienne

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Lucky Bay, encore un coin de paradis.

13 novembre, 2017

Lucky Bay, Cap Le Grand, région d’Espérance, le dimanche 12 novembre.

 

Après la traversée du Nullarbor, nous avions besoin de détente, de plaisir du voyage, aussi. Traverser un désert de 2000 kilomètres ne présente pas grand intérêt.

Mais après notre arrivée à Espérance, et le passage à la bibliothèque, nous avons pris la direction du Cap Le Grand et avons débarqué au camping de Lucky Bay.

Il faut imaginer les plages de sable blanc, les eaux émeraude ou turquoise.

Bien sûr, en France, il nous arrive de parler de sable blanc, mais là, les dunes, les plages, on pourrait croire que c’est de la neige.

Et la mer. Avec ce sable, elle est d’un vert émeraude lumineux, extraordinaire, sur les premiers mètres, et ensuite, je la trouve d’un bleu turquoise, mais apparemment, nous ne sommes pas d’accord, tous les trois sur ces couleurs.

Pour moi qui viens de Sumatra, elle n’est pas très chaude, mais ne fois qu’on y est, elle s’avère excellente, probablement dans les 18 degrés..

Ici non plus, pas beaucoup d’arbres. La lande est couverte d’une végétation assez rabougrie, mais aux fleurs innombrables,

Hier, nous avons fait une belle balade dans les collines, Et ça s’est terminé par un bon bain.

Et ce matin, nous avons grimpé, escaladé, un massif de granit assez impressionnant, le Frenchman’s peak. J’ai craint pour mes vieux genoux, mais ils ont tenu. C’est plutôt le souffle, qui était juste ! Évidemment, les deux jeunes caracolaient alors qu’il m’arrivait de tirer la langue.

La descente fut beaucoup plus aisée. Heureusement, nous étions partis de bonne heure, avant la grosse chaleur, et en redescendant, nous croisions des gens qui devaient avoir bien du mal.

A propos de l’heure, l’Australie est assez étonnante. Les fuseaux horaires, d’un état à l’autre, peuvent être d’une demie heure, de trois quarts d’heure, ou même une heure, et avec ça, depuis que nous sommes ici, au Cap Le Grand, le soleil se lève à quatre heures et demie du matin, et à vingt heures, il fait nuit noire.

……………………

Lundi, six heures du matin !

Eh oui, avec leur foutu lever du jour à quatre heures et demie, je suis levé à cinq heures. Après la douche, j’ai un peu de temps pour l’ordinateur, et avec tout ça, il y avait pas mal à faire !!!

Hier après midi, Alexandre et Aude sont allés à la pêche, et nous ont ramené de beaux … et bons poissons. Un régal au menu, hier soir. Aujourd’hui, retour à Espérance (et à la bibliothèque), puis nouveau départ, encore vers l’ouest.

 

Lien photos Adélaïde :

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Lien photos Nullarbor :

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Lien photos Région d’Espérance ;

https://1drv.ms/f/s!AocRslB_j-Ia5xjzvu2yeDxYho65

 

Lien photos Cap Le Grand :

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Premiers jours avec les enfants..

13 novembre, 2017

Quelque part, pas loin d’Espérance, au sud de l’Australie de l’Ouest, le 9 novembre 2017

 

Voilà neuf jours, déjà, que j’ai débarqué à l’aéroport de Melbourne, où m’attendaient Alexandre et Aude.

Après les retrouvailles, la première préoccupation a été l’achat d’un ordinateur.

On peut presque dire que la première journée a été consacrée à la configuration (en français) de l’engin, et à l’installation de la plupart des logiciels nécessaires.

Après ça, nous avons quitté Melbourne, une grosse agglomération de quatre millions d’habitants, direction Adélaïde, (environ huit cents kilomètres de là).

Là, nous avons retrouvé un couple de copains des enfants, voyageurs en van, eux aussi. J’ai profité de la wifi (relative) du camping pour télécharger les logiciels manquants. A présent, il est fin prêt !

A Adélaïde, visite du musée, très bien fait, et très intéressant. On ne peut que recommander sa visite !

D’Adélaïde, nous sommes partis vers la nord, vers Port Augusta.

Pour rejoindre le sud-ouest et enfin arriver à Perth, d’où je reprendrai l’avion dans trois semaines pour Jakarta, nous avions à traverser une région dont le nom est déjà, lui-même, tout un programme : Nullarbor. A peu près deux mille kilomètres dans un désert où ne poussent que des petits massifs et une sorte d’herbe rase, et où ne vivent que les kangourous et les émeus, ainsi que les charognards nécessaires au nettoyage des bas côtés de la route. En effet, les kangourous, hypnotisés par les feux des voitures se font massacrer toutes les nuits. Un carnage effroyable.

Donc, il nous a fallu trois jours pour traverser ce Nullarbor, dormant sur des sortes d’«aires de repos», après avoir planté la tente. Parfois, c’était un peu près de la route, et on avait l’impression que les camions allaient nous passer dessus, dans un vacarme infernal. Les camions, ici, c’est surprenant. Les semi trainent deux, parfois trois remorques. On les appelle les trains de la route.

Depuis le début de ce voyage, ce qui m’a le plus surpris, c’est … le froid !

Dès qu’on sortait du van, un vent glacial nous attrapait et nous gelait sur place. Pour moi qui arrivais de Sumatra, le contraste était violent.

J’ai dormi, quasiment tout habillé dans mon duvet, et en le recouvrant d’une couverture !

Nous roulons en nous relayant, à peu près toutes les deux heures, et il y en a toujours un des trois qui est sur la couchette, à l’arrière, en toute infraction, bien entendu.

Hier, pendant que j’étais sur la couchette, Alexandre s’est fait contrôler par la police. J’ai rapidement étalé le duvet sur moi, espérant passer inaperçu. Mes pieds dépassaient, mais c’était au fond, et le flic n’a rien vu !

Hier soir, nous avons trouvé une aire de repos impeccable. Au milieu de nulle part, entourés d’un petit bosquet d’eucalyptus, nous avons allumé un feu (l’eucalyptus sec brûle très bien).

Alexandre nous avait préparé du poulet avec des légumes. Nous nous sommes régalés près du feu.

Pour la première fois, il ne faisait pas froid, et dans la nuit, près du feu, en compagnie de Schubert, Smetana, Dvorak, c’était vraiment un bon moment.

J’ai évoqué l’eucalyptus. C’est vraiment l’arbre australien par excellence. La quasi totalité des arbres sont des eucalyptus.

Dans les forêts humides, ils ont des troncs magnifiques et rectilignes qui peuvent aller jusqu’à une soixantaine de mètres, alors que dans les régions autour du Nullarbor, ce sont de petits arbres assez rabougris. Il y a plusieurs variétés d’eucalyptus. Une surprise, aussi ; nous avons traversé des régions où tous les arbres sont morts. Ça m’a rappelé le sud du Chili et de l’Argentine, où, là aussi, des forêts entières étaient mortes.

Les eucalyptus morts ressemblent à d’étranges squelettes blancs.

Aujourd’hui, nous avons terminé notre traversée, et nous sommes posés à une vingtaine de kilomètres d’Espérance.

Il y a beaucoup à dire sur l’Australie, mais c’est assez pour aujourd’hui, non ?

Alors, à très bientôt.

Lien photos des premiers jours avec Alexandre et Aude :

https://1drv.ms/f/s!AocRslB_j-Ia5nCIQ9ywpbUyUSUs

Bandarlampung, adieu Sumatra.

13 novembre, 2017

Bandarlampung, le 25 octobre.

 

Kota Agung/ Bandarlampung, Soixante -dix kilomètres, quatre heures de route ! La caricature du transport en commun indonésien !

Un bus poussif qui roulait souvent en seconde (j’étais au premier rang, tout près du chauffeur), ne dépassait quasiment jamais le quarante à l’heure, et s’arrêtait partout en quête d’éventuels passagers. Pendant un moment, il a plu. J’ai supposé que le bus n’avait plus d’essuie-glaces. Mais si, il en avait ; le chauffeur s’est arrêté, est descendu et, manuellement, a fait tourner l’essuie-glace en question.

Finalement, nous sommes arrivés. Le voyage développe la patience !

Grande ville, Bandarlampung. Huit cent-mille habitants. Cette fois, j’ai galéré pendant une heure, lourdement chargé, pour trouver un hôtel. Ils étaient tous complets. Les sacs, la grosse chaleur, je me suis revu en Galice, sur le chemin de Compostelle. Sept ans, déjà !

Enfin, par hasard, je suis tombé sur un « homestay », impeccable. Pas cher, douche, wifi, tout y était.

Sitôt installé, il fallait régler au plus vite le problème du transfert à Jakarta.

Partant de Jakarta à quinze heures, l’idéal était que j’y arrive dans la matinée, à l’aéroport.

Ojek (taxi-moto), agence de voyage, et voilà, c’est fait, départ le 30 à huit heures, arrivée à Jakarta à neuf heures trente. Tout s’arrange pour le mieux. Je peux profiter de mes trois derniers jours sans inquiétude.

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Samedi 28

Bandarlampung est au bord de la mer. Ce matin, j’ai voulu aller chercher un petit sac de sable.Mon hôtel est à cinq kilomètres de la plage. J’ai donc fait une randonnée de dix kilomètres, pour… rien! J’avais imaginé toutes les difficultés ou obstacles possibles, barre d’immeuble, autoroute interdisant l’accès, industrie portuaire, tout. J’avais vérifié sur MAPS.ME, et tout semblait correct.

Le cagnard ne m’a pas découragé. A l’arrivée au bout de l’avenue, il y avait bien un petit passage entre les barres d’immeubles, et derrière, il y avait un quartier « sous-populaire », avec, tout le long, des petits passages. Le quartier respirait la grande pauvreté, voire la misère, et souvent, je m’étais demandé où vivaient les pauvres, dans les villes. Là, j’avais une réponse.

J’ai traversé ce quartier pour aller jusqu’à la mer, mais à l’arrivé, je suis tombé en arrêt devant une décharge horrible. Des montagnes de pourriture.

La marée était haute, tout ce que je voyais de la mer était noir, et les vagues grasses venaient se vautrer dans les détritus.

Désolation à plus d’un titre !

Je suis rentré sous un soleil de plomb, sans sable, évidemment.

J’ai terminé mon séjour par de grandes balades dans la ville, toujours suivies d’une douche froide.

Lundi matin à six heures, un taxi vient me chercher pour aller à l’aéroport. Et voilà, c’en est fini, pour moi, de Sumatra.

J’ai beaucoup aimé cette île. J’y suis resté deux mois. Sumatra n’est pas vraiment touristique, et en plus ce n’est pas la saison. C’est peut-être ce qui m’a le plus intéressé. Le sud en particulier, on peut presque dire qu’il n’est absolument pas touristique, à part les plages des surfers, mais là non plus, ce n’est pas la saison. Beaucoup de gens, même dans les hôtels, n’y parlent pas anglais. Ça m’oblige à me débrouiller. Très bien.

On parle beaucoup du développement de l’Indonésie. Évidemment, à Sumatra comme dans le reste du pays, il se crée de la richesse, de la grosse richesse ! Grosses maisons, grosses voitures, luxe ostentatoire.

Mais à côté de ça, la pauvreté est partout, et les délabrement aussi. On a l’impression qu’en Indonésie, et à Sumatra, bien sûr, on ne répare pas grand-chose, et qu’il faudrait dépenser des sommes folles pour remettre tout en état de fonctionnement. Alors, on se débrouille.

Mais à Sumatra, comme partout où je suis allé en Indonésie, les gens sont tellement gentils.

Et ça, j’ai vraiment beaucoup aimé.

 

Kota Agung, les derniers jours.

13 novembre, 2017

Kota Agung, le 25 octobre

 

 

 

Mon séjour à Krui s’est terminé sou un déluge. Très bien, la pluie a fini par rafraîchir l’atmosphère trop lourde. Hier après midi, le beau temps est revenu, mais nettement plus supportable.

Partis en début d’après-midi, nous nous sommes rapidement retrouvés dans la montagne. D’abord, les hévéas, les palmiers à huile, puis la jungle, la vraie, sauvage, fabuleuse.

Arrivé dans la soirée à Kota Agung, j’ai trouvé un hôtel et y ai posé mon sac.

Assez bien situé, l’hôtel. En bas de la rue, à trois cents mètres, la mer.

J’y suis allé faire un tour ; c’était le port.

Kota Agung est au fond d’une baie, normalement bien protégé. Je dis « normalement » car en 1884, le Krakatoa, un volcan situé sur une petite île entre Java et Sumatra, s’est violemment soulagé, et il s’en est suivi un tsunami, une vague de quarante mètres de haut qui a ravagé la côte sud de Sumatra.

Donc, en bas de la rue, au crépuscule, j’ai trouvé un petit port, pêche et cabotage. Il faisait presque nuit, mais le ciel portait encore les traces de la journée.

C’était magique. Les nuages allaient du rose au bleu sombre sur fond de ciel encore clair.

Je suis resté là, à regarder la nuit s’installer, avant d’aller manger mes « mie goreng » (pâtes frites) dans un petit warung, juste à côté de l’hôtel.

Ce matin, je suis d’abord allé à la gare routière. Pas question de compromettre mon vol du 30 octobre.

Donc, demain, je pars à huit heures pour Bandarlampung, dernière étape de mon voyage à Sumatra.

Puis je suis retourné au port. J’ai toujours été un peu fasciné par l’activité portuaire. Chargement des petits cargos, ravaudage des filets, entretien des bateaux, tout un monde stimulant l’imaginaire!

Cet après midi, j’ai voulu aller un eu plus loin, sur la grève. Il me fallait mon petit sac de sable, noir, ici, volcanique.

J’ai traversé un quartier populaire. Les « hello mister » fusaient de partout. J’étais en train d’admirer les pirogues à balancier des pêcheurs qu’ils appellent ici des praos, quand un gars, la quarantaine, peut-être, m’a interpellé, puis m’a rejoint. Nous avons bavardé, puis il a fini par m’inviter à venir boire le thé chez lui, à quelques centaines de mètres de là. Il m’a présenté sa femme, puis sa mère, m’a raconté qu’il est chômeur, comme beaucoup de gens ici. Il a finalement lâché le morceau. Il voulait rien moins que venir en France avec moi, en travaillant pour moi pendant le voyage, puis trouver du travail en France.

J’ai eu toutes les peines du monde, à l’aide de mon pauvre indonésien, à le convaincre que ce n’était pas possible, et qu’en plus, il y a beaucoup de chômeurs en France, et qu’on n’y rentre pas comme ça, dans notre eldorado.

Bien sûr, notre Jupiter national est bien parti pour arranger tout ça, c’est sûr, mais je n’ai pas eu le courage de me lancer dans ce genre d’explication.

J’avais déjà eu l’occasion d’échanger, ici, à Sumatra, à propos du chômage, et mon interlocuteur du moment m’avait déclaré qu’il y a trop d’Indonésiens. Beaucoup tentent leur chance, en tant qu’émigrés clandestins, bien sûr, mais ne tardent pas à se faire expulser.

Finalement, le monde est petit, non? alors, à voir …

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